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 Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]

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Alaska Alehandra
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MessageSujet: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Jeu 23 Juin - 21:47

    L'un des passe-temps préféré d'Alaska était la musique. Elle jouait du piano, de la guitare et du violoncelle. Le fait d'avoir de l'avance scolaire lui permettait d'avoir beaucoup de temps libre et donc des activités extra-scolaire. La musique lui permettait d'oublier, d'être quelqu'un d'autre le temps d'une chanson. Elle oubliait son identité, qui elle était et même sa propre existence. Et elle devenait la musique. Voilà pourquoi elle jouait aussi bien. Enfin bien sûr ça n'était pas venu tout seul, c'était à force d'entraînement. Certains naissaient prodiges, d'autres le devenaient. Alaska ne se prenait pas pour une prodige, loin de là. Au contraire elle avait tendance à se dévaloriser. Elle poussa la porte e la salle de musique et ferma la porte derrière elle avant d'allumer la lumière. Il y avait rarement du monde ici et elle avait tout le loisir d'y venir sans être dérangée. En fait, pour quelques uns, c'était le lieu propice pour draguer. On y retrouvait parfois des culottes oubliées ou des capotes usagées. C'était amusant de voir que les gens n'apprenaient la musique que pour sauter des filles. Amusant ou ... Outrageant.

    Du bout des doigts Alaska caressa le piano à queue et s'assit sur le siège. C'était un objet qu'elle chérissait et auquel elle vouait un culte et une admiration grandissants. Tête en arrière, la demoiselle chercha l'inspiration. Que ressentait-elle aujourd'hui ? Du soulagement. Bientôt les grandes vacances. Cependant elle devrait retourner dans sa famille d'accueil et ça ne l’enchantait guère. Peu à peu ses doigts se mirent à bouger d'eux-mêmes et elle mit un moment à reconnaître ce qu'elle jouait : The end of this Chapter de Sonata Arctica. C'était normalement un morceau qu'elle avait appris à la guitare, pourtant les notes lui venaient naturellement ici. Un très beau morceau, envoutant. Alaska en oublia vite la notion du temps et ne fit plus attention à ce qui l'entourait. Pourtant elle eut chaud et du se déconcentrer quelques instants. Elle enleva la veste noire de son uniforme, déboutonna le haut de sa chemise et desserra négligemment sa cravate puis remonta quelques peu sa jupe sur ses cuisses, bien qu'elle soit déjà courte. Elle ne pouvait pas jouer si elle n'était pas bien. Et oui, madame était chiante. Elle ébouriffa ses cheveux et ses beaux yeux verts se refermèrent, un sourire doux se dessinant sur ses lèvres.

    Alaska jouait très peu de classiques. Elle préférait quelque chose de plus ... Comment dire ... Expressif ? Bien qu'on lui ait dit et répété que chaque morceau de classique racontait une histoire, elle n'avait jamais su l'apprécier à sa juste valeur. Peut-être que personne n'avait jamais joué devant elle de telle manière qu'elle en comprenait la subtilité. Mais peut-être tout simplement que les gens avaient des goûts de luxe ou faisaient semblant d'aimer ça pour passer pour des gens biens. Puis Alaska laissa tomber le piano et , laissant sa veste sur le siège, s'approcha du violoncelle. Là, le répertoire d'Apocalyptica lui venait instinctivement à la mémoire et elle débuta avec Fade to Black. S'appuyant contre le mur en face de la porte, les cheveux toujours en bataille et les vêtements mis de travers comme si elle venait d'avoir un rapport sexuel elle se laissa bercer par la musique et de nouveau oublia toute notion du temps. Le monde autour d'elle n'existait plus. Elle jouait pour vivre, c'était sa façon de respirer. Elle n'entendit même pas la porte s'ouvrir, ne sentit pas les yeux posés sur elle. Sauf intervention vocale, Alaska ne sortirait pas de sa transe.
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Kentô Nakamura

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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Jeu 23 Juin - 22:10

    Kentô salua ses amis, avec qui il était dans le parc de l'Académie depuis une heure. Souriant sous les protestations des filles et s'inclinant gracieusement, il se tourna et rentra dans le bâtiment. Il avait envie de jouer du Piano. Depuis la première fois qu'il avait posé ces mains sur cet instrument, si noble et majestueux, il ne pouvait détacher son cœur du ballet de notes résonnantes et si prenantes. Il ne jouait jamais sur un synthétiseur, et toujours de la musique classique. S'il écoutait plutôt de l'électro ou des trucs planant lorsqu'il mettait son casque sur les oreilles, il aimait jouer des choses qui faisait trembler les âmes et pleurer les femmes. La musique raisonnait pour lui comme quelque chose de vivant, d'animé, qu'il faisait se mouvoir aux rythme des notes.
    Il devenait quelqu'un d'autre en jouant, et l'animation de son autre donnait son coeur à sa musique.

    Pourtant personne ne l'avait entendu jouer, si ce n'est sa mère lors des cours et son frère, une fois. Sinon il ne jouait que pour lui, pour lui et pour le silence. Si Kentô aimait être entouré, il ressentait le besoin irrépressible d'être seul pour jouer, sans aucune oreille indiscrète. Seul le silence et la solitude donnait à ses notes l'intensité dont il avait besoin.

    C'est dans cet état d'esprit qu'il traversa le couloir, ses doigts vibrant à l'avance de la mélodie qu'il avait tout au bout de ses phalanges. Il voulait jouer du Beethoven, ou du Chopin, ou les deux. Il voulait jouer de toute façon. Peut être qu'il jouerait un morceau de sa composition sinon. Le piano lui soufflerait bien quoi jouer.
    Alors qu'il s'approchait de la salle de musique, continuellement vide tout au long de la journée, il se stoppa. Quelqu'un était en train de jouer.
    Immédiatement, il fronça les sourcils. Un violoncelle ? Qui pouvait bien jouer à cette heure. Il venait tous les jours et il n'avait jamais croisé personne. Sans même avoir besoin de pénétrer dans la salle, il savait que c'était une fille. Il le savait à sa manière de jouer, à sa sensibilité sur les notes, différente de celle d'un homme.
    Avec un peu de chance, il s'agissait d'une de ses "connaissances". Il pourrait donc l'envoyer bouler rapidement, et rester tranquille. Il déboutonna deux boutons de sa chemise, laissant apparaître le début des muscles de son magnifique torse. On ne savait jamais.

    Sans vraiment le vouloir, Kentô appuya un instant sa tête contre la porte, et écouta le morceau. Puis il décida que s'en était assez et ouvrit la porte dans un grand coup, plantant son regard au milieu de la salle, d'où partait de toute évidence le bruit.

    Alaska. Il lui avait parlé pour la première fois à la piscine, il y a plus d'une semaine. Une échange bref et rapide, qui n'avait donné aucune suite, rien à faire, elle devait partir. Bombant le torse, il traversa la pièce en quelques pas, et se planta devant elle, son dur regard saphir planté dans le sien. D'une voix posée mais ferme, il dit :
    - Tu dois partir maintenant, j'ai besoin de la salle.

    Et elle avait intérêt à lui obéir, car il n'hésiterait pas à la foutre dehors par la manière forte s'il le fallait. Ses mains tremblaient presque tellement il voulait jouer, le piano semblait danser dans son dos l'appelant sur le siège de velours noir. Alaska n'avait pas l'air de bouger, continuant de la fixer pour bien lui faire comprendre que c'était pratiquement un besoin "vital", il continua sur un ton légèrement plus doux cette fois :
    - Allez, laisse moi cette salle. Ne t'en fais pas, je ne suis pas de ceux qui dénature cet espace musical en s'envoyant en l'air derrière le piano ou la batterie. Je respecte la beauté de la musique.

    Il passa la main dans ses cheveux, sans pour autant baisser son regard. Elle allait partir, il le sentait. Elle avait l'air assez gentille, peut être qu'il l'agaçait profondément, mais elle allait le laisser.. Du moins il espérait, le piano commençait à danser dangereusement dans son dos, Kentô pouvait le sentir. Toutes ses vertèbres tremblaient. Mais il ne pouvait se retourner et lui dire de cesser, il aurait l'air bête.



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Alaska Alehandra
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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Ven 24 Juin - 13:10

    Une voix masculine fit sursauter Alaska. En face d'elle se tenait le garçon de la day-class qu'elle avait vu à la piscine quelques jours plus tôt. Elle rêvait là où il lui ordonnait de sortir ? D'abord elle résista, ne détournant pas le regard du sien. La demoiselle n'avait pas peur, jamais il n'oserait être violent ... Mais bien vite sa confiance s'ébranla et elle finit par lui lancer un regard profondément mauvais. Elle ne l'aimait déjà pas au début ... Mais depuis une semaine elle le détestait carrément ! Pour qui se prenait-il ? Ça l'amusait de la suivre partout comme ça ? Alaska grogna et posa le violoncelle avant de quitter la salle sans prendre la peine de récupérer la veste de son uniforme. De toute façon elle ne comptait pas en rester là et reviendrait dans cette salle d'une manière ou d'une autre.

    " C'est demandé si gentimment ... Kentô. "


    Elle ne ferma pas la porte de manière à entrer silencieusement sans qu'il l'entende. Elle s'était souvenue de son prénom comme ça, sans aucune raison. Peut-être un souvenir lointain dans son esprit. La demoiselle s'assit par terre dans le couloir, oreille près de la porte entre-ouverte. Après tout, pourquoi n'en profiterait-elle pas ? Et si il la surprenait, elle n'avait qu'à dire qu'elle venait récupérer ses affaires qu'elle avait oublié en partant à la hâte. Oui mais comment justifier le fait qu'elle soit par terre ? Simple, elle courait , son lacet s'était défait et elle s'était tordue la cheville avant de tomber. Seul hic, elle n'avait pas de lacets. Soupirant d'agacement, Alaska décida qu'elle improviserait si cela était nécessaire. Et puis elle n'allait pas à avoir peur de lui quand même ! Ce serait la honte suprême. Pourtant la honte suprême ne fut pas celle qu'elle attendait mais approchait d'elle : des élèves de la day-class d'un an de plus qu'elle approchaient en rigolant doucement comme des bécasses. Elles parlaient de Kentô Nakamura et le cherchaient partout parce que l'une d'elle voulait lui demander de sortir avec elle. Sortir n'était pas le mot approprié. Elles se donnaient des coups de coude et sautillaient comme des enfants à qui on venait d'annoncer un prochain départ pour Disneyland. Ces dernières la dévisagèrent quelques instants avec le même air de dégout qu'elle avait lancé à Kentô deux fois déjà. Elle se rendit compte que c'était assez douloureux de recevoir un regard comme ça.

    Ces dernières commencèrent à devenir plus menaçantes quand elles virent Alaska rire et lui lancèrent :

    " Qu'est-ce que tu fous là toi ?! Dégage ! "


    Alaska les dévisagea des pieds à la tête, s'étant relevée, leur lança d'une voix remplie de fausse compassion :

    " C'est vrai que ça me donne bien envie de dégager parce que ce serait dommage de vomir sur ce joli sol de marbre. Votre gueule pleine de maquillage me fout la gerbe. Et puis regardez moi ces cheveux horribles, aucun effort pour les faire ressembler à quelque chose. Vous connaissez le film The Grudge ? Et ben on dirait les cheveux de Kayako qui ont traîné dans la baignoire depuis des années et que vous avez recollé sur votre tête de façon aléatoire, un peu comme si vous étiez bourrées ! Et puis ces bijoux mon dieu quelle horreur ! Allez vite chez le chirurgien esthétique avant qu'il vous voit sinon il en mourra de chagrin et de honte, il se dira : Mon dieu, pourquoi de tels laidrons sont tombés amoureux de moi. Suis-je juste bon à attirer la laideur ? Et il en périra. "


    L'une d'elle éclata en sanglot et son maquillage coula le long de ses joues , laissant d'horribles traînées noires. Alaska ne releva pas, ne voulant pas enfoncer le couteau dans la plaie. Elle n'était pas méchante mais ne se laissait pas marcher sur les pieds en général. Surtout pas par les filles. L'autre la soutint par les épaules et elles firent demi-tour sans protester. Il ne faisait nul doute que le lendemain, elles en remettraient une couche, pensant s'être arrangé. La jeune fille gloussa rien que d'y penser et entra silencieusement dans la salle, à quattre pattes, pour être tranquille. Au moins dedans personne ne l'embêterait.

    Sans faire attention au lycéen elle alla s'asseoir de l'autre côté du piano et ne dit rien. A première vue il n'avait rien remarqué. Mais si jamais Kentô l'avait vu, il avait 3 solutions : soit il jouait pour elle soit il arrêtait de jouer et dans ce cas là lui laissait la salle, soit il la frappait. Si il n'était pas débile il choisirait la première option. Mais que se passait-il vraiment pas la tête d'un garçon de nous jours ? Alaska avait pensé diviser le cerveau en trois parties distinctes : filles, fête et études. Tandis que les deux premières parties prenaient respectivement 70% et 25%, la troisième prenait elle 5%. Alors peut-être sacrifierait-il ce moment de détente au piano. De détente ou d'étude, parce qu'il apprenait. Comme chaque musicien, il apprenait avec l'entraînement. Ouvrant encore un bouton de sa chemise, elle croisa les bras autour de ses genoux recroquevillés contre sa poitrine et regarda par la fenêtre le soleil commençant à décliner et les nuages qui passaient devant les vitres. Leur ombre dansait gracieusement sur les murs de la pièce qui commençait à s'obscuricir. Maintenant, elle était prête à apprécier sa musique en silence.
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Kentô Nakamura

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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Ven 24 Juin - 14:00


    " C'est demandé si gentimment ... Kentô. "

    Le jeune homme eut un sourire de satisfaction en voyant que malgré sa réticence évidente, Alaska s'était levée et était partie. Il attendit encore une minute, debout au milieu de la salle. Quand il n'entendit plus aucun bruit, il commença à se diriger vers le piano quand il entendit une voix désagréable et hautaine venir du couloir. Des Groupies, encore ? S'il y avait bien un moment et un endroit où il ne voulait voir personne, c'était en cet instant. Il entendit la voix d'Alaska s'élever, plus douce mais tranchante. Souriant largement, il regarda vers la porte close. Elle avait du caractère, un peu plus que toutes ces filles qui lui couraient après. Et en plus elle avait raison, sauf peut être pour le Mon dieu, pourquoi de tels laiderons sont tombés amoureux de moi. Suis-je juste bon à attirer la laideur ? En effet il se fichait pas mal des filles qu'il attirait, et ne regardait pratiquement pas. Il savait qu'il pouvait attirer toutes les filles qu'il voulait, qu'elles soient moches ou non.
    Des sanglots étouffés raisonnèrent, ainsi que des bruits de pas précipités. Elles avaient du partirent, et Alaska avec elles. Tant mieux, il pouvait commencer.
    Se mettant au piano, il ferma les yeux et effleura les touches satinées, ce toucher lui rappelait les meilleurs souvenirs de sa vie. Les leçons du mercredi après midi avec sa mère, les rires de son frère dans l'autre pièce, le goûter final avec la confiture à la fraise qui tachait la nappe, et la joie.
    Pourtant il jouait peu de morceau joyeux, il se souvenait de ces instants grâce à l'intensité de ses notes, pas à leur légèreté ou leur joie. Il savait ce qu'il allait jouer. Un de ses morceaux préféré, Lettre à Élise, de Beethoven. Un morceau assez simple mais plein de sentiments. Et qui respirait la joie.

    N'ouvrant pas les yeux, il commença son morceaux, ses doigts glissant aussi simplement et gracieusement qu'il pouvait le faire. Une mélodie qui commençait avec quelque chose de neutre, assez facile à jouer. Mais qui partait loin, quand on la jouait avec le cœur. Et ça, Kentô mettait du cœur dedans. Toute cette âme qu'il ne mettait pas dans ses relations avec les filles, cet amour qu'il se refusait d'avoir pour aucune d'entre elle, était concentré dans ses morceaux. Il rouvra les yeux, mais ne voyait pas plus, le visage tiré par la concentration, sérieux et appliqué. Il lançait des coups d'œils furtifs à la fenêtre, regardant le grand saule qui se dressait dans le parc. Exactement dans le thème de cette mélodie.
    Il acheva trop vite à son goût, ses doigts réclamaient encore bien trop.

    Cherchant dans son esprit une mélodie, il se décida pour le 3ème mouvement de la sonate au clair de lune de Beethoven. S'il avait été plutôt doux dans le premier morceau, comme lorsqu'on fait une piste bleue au ski avant de se lancer dans la noire, il déploya toute l'intensité qu'il était capable de mettre dans ce morceau. Ses doigts filaient mélodieusement, se posant par a coups sur les notes puis revenant, toujours plus loin dans la mélodie. Un groupe de métal aurait pu venir en cet instant et commencer à jouer le plus fort possible, il n'aurait rien entendu, trop concentré dans son morceau.

    Lorsque le dernière note retentie lourdement sur le piano à queue, Kentô leva la tête et regarda autour de lui. Le silence était assourdissant. Reprenant ses esprits, il vit une veste sur une des chaises de la salle. Se levant, il aperçu Alaska, qui visiblement était là depuis un petit bout de temps.
    Il n'avait pas la force de lui gueuler dessus. Il n'avait la force de rien. A vrai dire il ne savait absolument pas comment réagir. C'était la première fois que quelqu'un autre que sa famille l'entendait. Il avait toujours caché avoir ce talent, n'aimant pas jouer devant une foule. Toutes les filles étaient déjà amoureuse de lui, si en plus il devenait musicien à leurs yeux..

    Etrangement, sa réaction ne fut pas violente ou désespérée. Il était totalement maître de ses émotions, ayant mit toutes ses colères dans ses morceaux. Prenant la veste qui trainait sur la chaise, il la balança sur Alaska et se planta devant elle, la regardant avec intensité :
    - Ca va, tu profite du spectacle là ?

    Il avait souvent dit cette phrase, mais la plupart du temps c'est lorsqu'il se déshabillait. Ca lui faisait bizarre de dire ça à une fille sans ironie, habillé, et lorsqu'il venait de jouer.




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Alaska Alehandra
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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Ven 24 Juin - 14:59

    Alaska n'oublierait jamais ce jour. Ce jour où elle avait enfin apprécié la musique classique. Kentô Nakamura venait d'ébranler toutes ses certitudes, venaient de lui faire comprendre le véritable sens de la musique classique. Elle avait beau le détester, elle ne pouvait pas nier qu'il venait de marquer un point. Et quelque chose lui disait qu'il n'amenait pas toutes les filles ici pour les draguer grâce à son talent, sinon il ne l'aurait pas fait sortir avant de commencer à jouer. Son cœur battit plus vite et elle enfouit son visage contre ses genoux pour laisser les larmes couler silencieusement. Elle n'avait jamais pleuré pour de la musique, peut-être parce qu'elle n'avait jamais entendu quelqu'un jouer aussi bien en vrai. Elle avait beau se forcer à arrêter, les larmes coulaient toutes seules. Mais finalement, ça n'était pas bien grave alors elle pleura silencieusement . Elle était tant absorbée que son cœur fit un bon quand il arrêta de jouer. La pièce retrouva son silence de mort. Seuls les pas de Kentô lui donnaient l'impression qu'il y avait encore de la vie ici.

    Alaska frémit quand il se planta devant elle et lui jeta sa veste dessus. Esquissant une grimace et l'enfila et se releva avant de le regarder durement. Puis peu à peu son regard devint indifférent, mystérieux, amusé puis carrément chaleureux. D'une voix douce, sans moquerie, Alaska rigola et hocha la tête. Elle essuya les larmes qui avaient coulé sur ses joues et collé ses cheveux. D'abord elle n'osa rien dire, la gorge nouée. Quelque chose lui disait qu'après ça elle allait passer un sale quart d'heure. La demoiselle ne voulait pas chercher à l'amadouer pour éviter les ennuis, ce n'était pas son genre. Alors sincèrement elle répondit ce qu'elle en avait pensé :

    " Tu devrais jouer devant un public. Tu as un talent énorme et je ne dis pas ça comme n'importe quelle groupie te le dirais pour se faire baiser, mais en tant que musicienne. "


    Pour confirmer ses propos, Alaska hocha la tête et fit un tour dans la salle. Et finalement elle lui proposait de jouer devant un public mais c'était peut-être déjà le cas. Cependant il ne lui semblait pas avoir entendu ses amies parler de concerts ou même de musique de sa part. Peu de personnes devaient être au courant qu'il venait là et c'était bien dommage. Mais d'un côté elle le comprenait, ça lui évitait d'être sans cesse dérangé et il avait un peu de temps libre pour lui. Sans doute sa popularité l'usait peu à peu. Enfin, Alaska ne le connaissait pas assez pour tirer des conclusions hâtives mais comprenait assez facilement l'être humain. En général. Respectueusement elle inspecta les divers instruments de la pièce. L'Académie avait du débourser une fortune et malheureusement ces instruments, pour la plupart, étaient laissés à l'abandon. Pourquoi ne pas monter un club musique ou former un groupe ? C'était une idée intéressante.

    Mais là tout de suite, Alaska avait une autre idée en tête. Un peu gênée elle revint vers Kentô et lui demanda d'une voix timide :

    " Ça te dérangerais de jouer et que je t'accompagne avec un autre instrument ? J'arriverais vite à me calquer sur ton mode de jeu. "

    D'habitude elle n'était pas timide. Et surtout pas avec les gens dans son genre. Mais là ce n'était pas avec la personne qu'elle allait jouer mais avec le musicien. Avec celui qui avait du talent, bien plus qu'elle. Voilà pourquoi elle ne se mesurerait pas à lui au piano. A vrai dire Alaska s'en voulait un peu de lui avoir posé la question car elle ne saurait pas comment réagir si il lui répondait négativement. Elle ne voulait pas non plus qu'il prenne ça pour une technique de drague, c'était simplement pour essayer de donner quelque chose de beau. De nouveau elle quitta sa veste, ébouriffa ses cheveux, et prit délicatement le violoncelle. La lycéenne s'assit sur le bord de la fenêtre et le mit entre ses jambes gracieusement, avec de commencer à jouer quelques notes, un sourire doux aux lèvres. Puis elle regarda Kentô pour l'attendre ... Ou non.
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Kentô Nakamura

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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Ven 24 Juin - 15:29


    Alaska ne répondit pas à sa question. De toute façon il n'y avait aucune réponse à formuler. Après ça, le silence se fit plus lourd, il avait remarqué les larmes d'Alaska, et les comprenaient.
    La musique classique avait ça de magique qu'elle remuait les cœurs, et les transformaient. Le musicien savait ça plus que quiconque. S'il l'ignorait, il ne pouvait être un bon musicien.
    Il fit à nouveau un pas, s'approchant encore d'Alaska et essuya une dernière larme qui coulait sur la joue douce de la demoiselle.
    " Tu ne devrais pas pleurer, mais cela veut dire que ça t'as plu. "

    On ne pleurait pas de dégout devant la musique classique, on pleurait parce qu'on avait comprit l'émotion que voulait transmettre le musicien, on pleurait parce qu'on saisissait l'âme de l'interprète et de la mélodie. S'il en croyait ce qu'il avait vu, Alaska jouait du violoncelle. C'était un des instruments que préférait Kentô, après le piano naturellement. Le violoncelle était l'instrument le plus proche de la voix humaine, et donc un des plus propres à saisir le spectateur. Serrant ses doigts sur la goutte d'eau qu'il venait de récupérer, Kentô la regarda à nouveau. Le fait qu'elle soit la seule à l'avoir entendu la rendait.. quelque peu différente.

    " Tu devrais jouer devant un public. Tu as un talent
    énorme et je ne dis pas ça comme n'importe quelle groupie te le dirais
    pour se faire baiser, mais en tant que musicienne. "


    Le regard de Kentô se durcit, elle avait prononcé les mots qu'il n'avait jamais voulu entendre. Non, il ne devrait pas jouer devant un public. Jamais il ne se montrerait. La deuxième phrase lui décrocha un sourire furtif. Non, elle n'était pas comme les groupies qui lui tournaient autour, Alaska était différente de ça. sans savoir si c'était bien ou non, Kentô sentait qu'il réagissait différemment avec elle. Il aurait déjà envoyé valser n'importe quelle autre fille. Et s'il ne l'avait pas fait avec la brunette, ce n'était pas uniquement parce qu'elle avait de gros seins.

    Il ne répondit pas, ne voulant pas être blessant comme il l'aurait forcément été s'il avait ajouté quelque chose. Il ne voulait pas non plus la remercier pour son compliment, ce serait avouer que c'était du gâchis. Et Kentô ne voyait pas ça comme ça. Il préférait garder son talent certain pour les gens qu'il aimait, qui jusqu'à aujourd'hui étaient au nombre de 3.
    Il avait joué devant quelqu'un d'autre, mais il était quand même soulagé que ce ne soit pas un des garçons de sa "bande" d'amis, qui se disait près à tout pour lui alors que Kentô savait très bien qu'en cas de problème, il ne pouvait compter que sur lui-même. Il était également soulagé que ce ne soit pas une autre fille de l'établissement, qui lui aurait sauté dessus en disant "Oooh Kentô tu joues trop bien ♥♥". Aucun sens critique là dedans, elles n'auraient ressentit aucun frisson.

    Alaska s'était déplacée dans la salle, prenant un violoncelle. Se figeant, Kentô commença à redouter..
    " Ça te dérangerais de jouer et que je t'accompagne
    avec un autre instrument ? J'arriverais vite à me calquer sur ton mode
    de jeu. "

    C'est bien ce qu'elle avait en tête. Jouer avec lui. Il n'avait jamais joué avec personne. Même pas un quatre mains avec sa mère, jamais.
    Pourtant, il n'avait pas envie de refuser. Au contraire, ses doigts recommençaient à réclamer. Mais ce n'était pas comme d'habitude, il ne voulait pas seulement jouer, il voulait jouer avec elle...
    Au départ, il essaya de se maitriser, il ne pouvait pas jouer devant quelqu'un, c'était déjà contre ses principes, donc AVEC quelqu'un ? En même temps, elle avait déjà cassé la barrière qu'il s'imposait depuis des années, elle l'avait déjà entendu jouer.. Donc maintenant..
    L'envie de jouer fut la plus forte, et il avait déjà un morceau en tête. Si elle était douée, elle pouvait l'accompagner au violoncelle, sinon elle se rétamerait et il saurait qu'il avait fait une grave erreur de jugement en jouant avec elle.
    Il finit par se diriger vers son sac, qu'il avait posé un peu plus loin. Sortant une partition de piano, il la lui tendit
    " Tu dois connaître, mais je te passe la partition quand même, elle est adaptable. "

    Il ne la regarda pas, évitant soigneusement ses yeux et se dirigea vers le piano, plantant enfin son regard dans le sien, et commençant les premières notes de la Nocturne numéro 2 de Chopin, attendant qu'elle le suive.
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Alaska Alehandra
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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Mar 12 Juil - 21:36

    Alaska rougit quand il essuya la larme qui avait coulé sur sa joue. Mais ce fut discret. Pour qui se prenait-il pour la toucher comme ça ? Quoi que, ce n'était qu'une joue ! Oui mais si elle se laissait toucher, il allait croire qu'elle accepterait de coucher avec lui et ne la prendrait que pour une proie sexuelle potentielle. Elle ne se dégagea pas, ce serait malpoli. Mais elle n'en pensait pas moi. Aucun signe sur son visage ne témoigna de sa froideur et de son dégout. Elle sourit doucement et acquiesça .

    " C'est la première fois que j'arrive à apprécier de la musique classique, oui. "


    Quand il répondit positivement à sa demande elle en fut ravie. Enfin elle allait pouvoir jouer avec quelqu'un d'expérimenté, qui appréciait les vrais valeurs de la musique. Alaska remercia Kentô quand il lui donna la partition et l'étudia avec attention. Ça ne serait pas bien difficile à jouer, il suffisait d'être attentive. Et puis Kentô ne devait sûrement pas s'attendre à la perfection dès la première fois, alors elle pouvait se permettre une faute ou deux. Elle prit le trépied et le posa devant elle avant d'y déposer la partition. Avant que le jeune homme soit près elle fit quelques accords avec le superbe violoncelle , ces accords même qui la laissaient un peu réticente. Mais finalement ils n'étaient pas si compliqués que ça, elle s'en sortirait très bien. Soutenant le regard de Kentô, elle le laissa commencer et, une fois sure d'elle, se lança à son tour. Son regard, comme la musique, l'absorbait. Elle ne voyait rien d'autre autour. Le concert raffiné et mélodieux se mélangeait aux battements assourdissant de son cœur.

    Alaska sourit enfin et se concentra sur l'archet de son violoncelle qui dansait sur les cordes. Alaska n'avait pas besoin de la partition, les notes venaient naturellement. De toute façon c'était un morceau qu'elle connaissait pour avoir déjà travaillé dessus lors de son apprentissage au piano. Le suivre était un jeu d'enfant. Et un jeu plaisant. Relaxant. Émouvant. Quand les dernières notes furent jouées, la jeune fille faillit pleurer de tristesse. C'était comme lui arracher une partie de son cœur. Mais elle se retint et, après quelques secondes d'indifférence et d'absence complètes, elle leva les bras au ciel avec un petit cri de victoire. Elle fit un clin d’œil à Kentô et déclara :

    " C'était incroyaaaable ! C'est une belle association. Merci d'avoir joué avec moi ! "


    La lycéenne savait que son commentaire était complètement bidon mais elle n'avait pas les mots pour décrire ce qu'elle avait ressenti. En passant sa main sur ses bras, elle constata qu'elle en avait la chair de poule. D'une voix douce elle continua :

    " Comme quoi il n'y a pas besoin d'être dans la Night-class pour avoir du talent. "


    Alaska ne parlait pas pour elle mais pour le jeune homme bien sûr. Elle n'avait pas la prétention de dire quelque chose de ce genre. Comme elle n'avait jamais dit à qui que ce soit qu'elle était surdouée, trouvant ça hautain et facile. De plus, c'était assez ennuyeux. Où qu'elle aille c'était un handicap. Soit les gens la jugeaient et la rejetaient, soit elle s'ennuyait en classe ... Ça n'avait donc pas que des bons côtés. Sautillant jusqu'à lui , elle s'assit sur ses genoux le plus innocemment du monde et entreprit une mélodie qu'elle ne connaissait que trop bien. " Une barque sur l'Ocean " de Ravel. C'était à l'image de ses sentiments : la solitude, l'impression d'étouffer dans un monde si grand. Le passage qui parlait d'une tempête représentait la mort de sa famille. Puis le calme après la tempête. Le moment o* elle avait remonté la pente. Et pourtant elle le jouait avec le sourire. Un sourire à la fois heureux et triste. Yeux fermés, Alaska se concentrait seulement sur la mélodie. Mais soudain elle rougit et se leva, pointant un doigt accusateur sur Kentô :

    " Hey toi, tu n'étais pas obligé de rester sous moi ! Pervers ! "


    Et Alaska bouda.
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Kentô Nakamura

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MessageSujet: Re: Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]   Lun 25 Juil - 14:17


    Sans même regarder Alaska pendant quelques minutes, les minutes salvatrices où il pouvait laisser ses doigts courir librement sur les notes satinées, Kentô joua.
    Il était dans son état de concentration extrême, plus rien n'existait, plus rien n'avait d'importance. Seule les notes qui raisonnaient pouvaient encore toucher son cœur. Du moins, rien d'autre n'avait jamais touché son coeur pendant qu'il jouait, jusqu'à cet instant. En effet, comme tout bon duo, il écoutait sa partenaire pour se caler au mieux sur son jeu, et il faillit suffoquer. Dire qu'il avait du talent était pratiquement méchant quand on entendait le violoncelle d'Alaska. Elle avait dans sa mélodie une grâce et une pureté que beaucoup de musiciens professionnels n'atteindraient probablement jamais.

    Mais Kentô était un homme, il n'allait pas pleurer, même une seule larme d'émotion ne pouvait s'échapper de ses yeux d'un bleu de nuit. Lorsque les dernières notes eurent finit de raisonner, il laissa échapper un minuscule soupir d'émotion, puis se ressaisit.


    " C'était incroyaaaable ! C'est une belle association. Merci d'avoir joué avec moi ! "


    Kentô eut un sourire. Pas le genre de sourire qu'il affichait habituellement, pas ce sourire légèrement charmeur mais faux. Un sourire franc et apaisé, et un sourire qui voulait dire qu'il était entièrement d'accord avec Alaska. Il n'avait jamais joué en duo, encore moins avec un violoncelle, mais il pourrait recommencer. Mais pas avec n'importe qui, avec quelqu'un qui pouvait pleurer en écoutant de la musique et réussir à faire frissonner l'échine des spectateurs. Même s'il n'y en avait pas. Kentô était à peut près certains que chaque particule d'atmosphère avait eut un tressaillement en entendant le violoncelle d'Alaska.

    Elle se leva et alla s’asseoir sur ses genoux, Kentô sursauta, qu'est-ce qu'elle foutait ? La jeune fille commença à jouer une mélodie au piano. Une barque sur l'océan.
    Une mélodie qui pouvait paraître simple, mais qui demandait tout de même une certaine technique. Cette fille était étonnante sous tous les points. Il commençait sérieusement à se dire que la position d'Alaska était bizarre quand elle s'exclama

    " Hey toi, tu n'étais pas obligé de rester sous moi ! Pervers ! "

    Kentô fronça les sourcils et sourit légèrement, elle était légèrement idiote, non ? La prenant par la taille et la remettant par terre, il passa une main dans ses cheveux et lui dit sur un ton narquois :
    - Je te signale que c'est toi qui est venu te mettre ici, dois-je te traiter de perverse ?

    Le jeune homme était redevenu le Kentô que tout le monde connait.
    Il se leva et se gratta la nuque tout en regardant la petite brune avant de tourner les talons et de partir. Avant de claquer la porte, il leva la main et lui dit, toujours de dos :
    - Ça a été un plaisir de jouer avec toi, petite !

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Beethoven's Moonlight Sonata [Kentô]

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