Vampire Knight Rpg v2
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 Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]

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MessageSujet: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 10 Juin - 11:44

    Il y avait définitivement bien trop de monde dans cette ville. Habituellement, cela ne gênait pas Givre, elle aimait bien l'idée de se fondre dans une masse trop dense pour pouvoir y être reconnue. Faire partie de ceux qu'on ne voit pas, ceux à qui on n'adresse pas la parole. Mais on était Dimanche, et elle sortait de chez sa mère. Elle l'avait trouvée pire que les autres semaines, allongée sur le tapis parce qu'elle n'avait même pas trouvé le canapé. Sa mère avait même le crâne ouvert, elle s'était tapée la tête contre le bar en cherchant une bouteille. Pourtant, Givre avait tout fait pour enlever les objets dangereux. Elle avait regardés les pièces de l'appartement pendant des heures, reproduit la démarche de sa mère, pour voir où elle pourrait se faire mal. Mais rien à faire, elle trouvait le moyen de se faire mal avec la seule chose qui la soulageait, le bar.
    Et comme il était inutile d'appeler l'hôpital, qui aurait fait placer Ayate dans un centre et Givre en famille d'accueil, la jeune fille avait du la recoudre, et pour cela l'attacher au canapé. Jamais elle n'avait vécu de moments plus horribles, devoir attacher sa propre mère pour qu'elle ne vous arrache pas le bras avec les dents alors que vous essayez de l'aider, comment cela peut-il être prit ?
    Si ça n'avait tenu qu'a elle, Givre l'aurait placée en centre depuis longtemps. Mais sa Grand-mère lui avait interdit, et elle ne voulait pas se retrouver en famille d'accueil.
    Alors elle supportait ça encore et encore, elle supportait les coups de sa mère qui lui laissaient des bleus sur la peau lorsqu'elle voulait nettoyer l'appartement. Elle supportait les insultes lorsqu'elle tentait de la redresser pour lui donner un repas convenable. Elle supportait le fait que sa propre mère lui vomisse dessus après le repas, elle supportait bien trop.

    Mais en contre-partie, elle ne supportait pas de se voir bousculée par la foule. Elle détestait les regards qu'on lui jetait, et les gens qui la jugeait à cause de ses vêtements. Un jeune homme venait de l'accoster, la draguant visiblement même après un simple bonjour. Elle l'avait violemment poussé et s'était éloignée, il tombait trop mal. Sa mère habitait loin des grandes rues de la ville, sa Grand-mère l'avait installée là pour être sure que les voisins ne se plaignent pas de ses hurlements. Un quartier mal fréquenté, sombre et dangereux. Mais où les voisins ne se plaignaient pas du bruit, et où ils n'appelleraient jamais la police. Elle marchait donc rapidement pour se sortir de ce quartier, après avoir fermé les six verrous qui maintenait sa mère en sécurité, loin de ceux qui pouvaient lui vouloir du mal. Elle ne sortirait pas de toute façon, pas la force ni l'idée.
    Car malgré tout, Givre ne pouvait pas détester pleinement sa mère. Il restait en elle une partie qui l'aimait. Une partie qui s'en voulait de ne plus être présente à ses côtés. Mais à cet instant, cette partie était enfouie bien profondément, et Givre n'était qu'un océan de haine et de rage, d'amertume et de solitude. Elle voulait être seule, pour évacuer tout ce qui se trouvait en elle, loin des regards interrogateurs des passants et de leurs yeux dégoutés.

    Elle arriva au parking où elle garait sa voiture, une vieille poubelle qui fonctionnait encore par un miracle inconnu. Fermant la porte, elle soupira profondément et cala sa tête contre le volant, restant ainsi plus d'une minute. Puis elle tourna les clefs, laissa la voiture crachoter quelques secondes et démarra doucement. Elle avait une demi heure de route jusqu'à son appart, situé à quelques centaines de mètres du chemin qui menait à la Cross Academy. C'était l'appartement que sa Grand-mère lui avait légué en mourant, elle y vivait chaque jours, suivant les cours la nuit à l'Academie et dormant le jour là bas.
    Mais c'était différent, la nuit tombait à peine, on était Dimanche. Elle ne dormait pas le Dimanche, car elle devait voir sa mère dans la journée, le moment où elle était le moins apte à frapper Givre. La jeune fille ne craignait pas la lumière du soleil, et pouvait donc ouvrir les rideaux en grand pour faire taire sa mère.

    Et surtout, elle rentrait juste à tant pour aller dans son bar. C'était sa seule respiration, l'endroit où elle pouvait oublier sa journée.

    La jeune fille n'avait pas sa guitare, elle ne pouvait rien prendre de précieux chez sa mère, car si elle tombait dans une de ses crises, Ayate détruisait tout dans l'appartement, à commencer par ce qui appartenait à Givre. Elle avait déjà détruit un micro que Givre venait d'acheter, alors cette dernière avait retenu la leçon. Mais elle n'avait pas besoin de sa guitare pour déambuler dans les rues. Même si c'était assez rare de la voir sans. Cette guitare était véritablement sa barrière contre le monde, sans elle, Givre n'était qu'une fille habillée un peu bizarrement et aux yeux terriblement furieux. Les gens ont tendances à pardonner aux musiciens certaines folies vestimentaires ou morales. Mais pas aux autres gens.

    Fort heureusement, Givre n'avait pas besoin de sa guitare pour entrer au Chelsea on the Rocks. Bien que ce soit l'endroit où elle jouait le plus, elle était toujours la bienvenue, en musicienne ou en citoyenne. La jeune fille connaissait le trajet Appart Maman//Chelsea ont the Rocks par coeur. Elle aurait pu le faire les yeux fermés et à reculons depuis toutes ces années. Elle se contentait de le faire dans un état si second que rien ne guidait ses pas, juste l'habitude. Ce n'était pas si mal de ne rien avoir besoin de regarder autour de soi, c'était même plutôt reposant. Plus besoin de regarder les autres, de croiser quelques regards dédaigneux, d'autres envieux ou drageurs. Elle les croisaient toujours, mais ne les voyaient pas, elle avançait de sa démarche fluide et souple, comme animée par une autre force qui la guidait vers son point de chute.

    Elle poussa la porte du bar et y entra dans un coup de vent, l'air était glacial à bien y réfléchir, elle ne le remarquait qu'en entrant dans la chaleur de cet endroit. Au Japon, fumer dans un lieu public était autorisé, pas comme dans certains pays.
    Autorisation bien comprise par les occupants du bar. Une fumée blanche enveloppait tout, et les bougies dispersées dans la grande pièce sombre donnait à ce lieu une aura incroyablement sombre, et selon les points de vue, accueillante. Elle se dirigea vers le fond, et s'assit à la table la plus éloignée de l'entrée. Elle était assez sale, mais c'était de coutume ici, la propreté faisait peur, l'odeur de javel et de nettoyants pour chiottes, non merci. Les effluves d'alcool montaient dans tout le bars, mais étrangement, cela ne dérangeait pas Givre ici. Tant qu'elle n'était pas obligée d'en boire, tout allait bien. C'est d'ailleurs à sa demande que le gérant avait conçu un cocktail entièrement sans alcool. Elle avait mit longtemps à le convaincre mais le résultat en valait la peine. Le gérant était un maitre, et la saveur de ce qu'il lui faisait boire faisait oublier l'absence d'alcool à tous ceux qui le prenait. Seul Givre ne l'oubliait pas.

    Elle se cala profondément dans le banc en cuir rouge. Sortant de son blouson en cuir une cigarette, elle l'alluma sans attendre, tirant une bouffée salvatrice. Quelle connerie que cette ville quand même. Il était interdit de fumer dans les grandes rues de la ville, aussi Givre ravalait sa haine pendant toute sa traversée de la ville. C'était juste lorsqu'elle était assise ici, et qu'elle brûlait l'allumette qui lui permettait d'allumer son salut, qu'elle se sentait un peu mieux. Givre n'avait jamais acheté de briquet, elle se promenait sans cesse avec un petit paquet d'allumettes. Pourquoi ? la réponse était bien simple, le feu fascinait la jeune fille. Si le givre était froid, blanc et immobile, une flamme était tout ce qu'il y a de plus chaud, coloré et mouvant.
    Le doux crépitement de la flamme dévorant le bout de bois millimètres après millimètres. La danse du feu autour de ce bâton qui souffrait en silence. Et la fin, les cendres, le pauvre bout de bois réduit à un petit tas noir fumant. C'était fascinant.

    Après ce spectacle dont elle ne se lassait pas, Givre soupira à nouveau une fumée blanche et ferma les yeux, elle pouvait rester ici autant qu'elle le voulait, elle le savait. Le bar fermait très tard dans la nuit et elle restait souvent jusqu'à la fermeture, buvant entre temps une bonne dizaine de verres. Si elle réussissait à trouver une guitare, elle pouvait toujours monter sur scène, comme assez souvent le dimanche pour ne pas dire à chaque fois. Le Patron n'avait jamais cherché de groupe pour animer le bar le Dimanche, lorsque Givre lui avait demandé pourquoi, il lui avait répondu d'un air sincèrement surpris que le Dimanche était pour elle ici. Mais pas tout de suite, elle voulait dans l'instant juste oublier. Oublier l'horreur qu'elle avait vécu chez sa mère, oublier le sang qu'elle avait du nettoyer sur sa peau, oublier les flaques d'alcool qu'elle avait essuyée dans le salon, oublier... Tranquillement..

    Chaque soir, cet endroit était son refuge. Elle ne savait pas si elle s'y sentait bien parce que le gérant était Vampire, bien que la plupart des clients soient humains, ou si c'était parce qu'ici, personne ne posait de question, mais elle ne pourrait échanger ce lieu pour rien au monde.
    Dès son réveil vers 18h, elle s'habillait et y allait, y restant quelques heures jusqu'au début des cours. Si jamais elle se mettait à chanter, elle n'allait pas en cours, tout simplement. C'était une musique bien réglée, qui soulageait légèrement son quotidien.
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Hiroki Yarou

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 1 Juil - 11:14

    Et un week-end de plus ! En effet, ce n'était pas le moment de la semaine préféré d'Hiroki. Il préfère rester dans son bureau et passer du temps avec ses patients. Alors quand le vendredi soir arrive ... Bon, il peut se détendre et s'amuser le samedi. Mais c'est tout ! Le dimanche est un jour très ennuyeux pour lui. Comme il a déjà tout fait la veille, il ne trouve plus rien à faire et tout simplement, s'ennuie. Alors le lundi est un espèce de jour de transition pour lui ; il éprouve un certain soulagement à l'idée de retrouver son bureau et les nouveaux problèmes qui surviennent à ses futurs patients. Pourtant, il montre à ses jeunes élèves un visage blasé et ennuyé de retourner travailler, même si ce n'est pas le cas.

    Aujourd'hui, il n'avait strictement rien fait de sa journée. Mais bon ... cela ne changeait pas de tous ses dimanches ... Comme à son habitude, il ne fit que flâner dans les rues pour trouver un bar et s'y installer le soir venu. C'était un endroit reposant. Qui plus est, l'utilisation de la cigarette était très encouragée là-bas, et les histoires qu'il lui arrivait d'entendre était encore plus intéressantes.

    D'ailleurs, il lui sembla en avoir trouvé un très bien, quoi qu'un peu lugubre. Il n'était encore jamais allé dans celui-ci, mais il fallait bien essayer ! Il allait bientôt être dix-huit heures quand Hiroki entra doucement dans le bar. Il y avait déjà quelques personnes disséminées un peu partout dans la salle. Le jeune rouquin salua brièvement le gérant en lui commandant une bière. Pendant ce temps, il jeta un rapide coup d'oeil pour évaluer la salle ; c'était sombre et la fumée de cigarette formait un halo de brume autour d'eux. L'endroit était visiblement poussiéreux et pas très entretenu. En regardant les personnes installées, en train de parler ou boire, il en déduit par leurs attitudes détendues qu'il n'y avait que des habitués dans ce bar. Sauf lui, bien sûr. Mais l'ambiance, certes lugubre et sale, de ce lieu, ne le gênait pas vraiment. Malgré son style vestimentaire qui faisait tâche ici, il commençait à s'y sentir à l'aise. En effet, il faisait assez professionnel, et il était plutôt élégant. Il portait une chemise blanche sous un petit gilet noir, une cravate également noire était nouée autour de son cou, et ses chaussures lisses commençaient à se blanchir (sans doute à cause de la poussière et de la fumée qui englobait la pièce), ainsi qu'un pantalon marron foncé.

    Hiro prit la bière qu'on lui tendait et alla s'asseoir à une petite table, non loin du fond de la salle. Il détendit ses jambes et poussa un léger soupire ; finalement, il allait peut-être passer tout sa soirée ici. Tout en buvant quelques gorgées, il observa la salle. Personne n'avait l'air d'avoir de gros problèmes sur le moment, ou en tout cas, cela n'avait pas l'air très intéressant. Bah, tant pis ! Il y aura bien des jeunes à problèmes à partir de demain ... Mais soudain, une jeune fille entra dans le bar. Hiroki leva immédiatement les yeux vers elle, sa bière à la main. Elle avait l'air exténuée et plutôt énervée. Ha... intéressant. Qu'est-ce qu'une jeune fille viendrait faire ici ? Qui plus est, c'était une habituée. Encore plus intéressant ... Les yeux d'Hiro la suivaient du regard. Elle s'assit non loin de lui, tout au fond du bar, à l'opposé de l'entrée. Elle sortit une cigarette et commença à fumer ... Hum ... Pour lui, il était clair qu'elle était une jeune fille pleine de problèmes et de soucis. C'était le genre de personne qu'il appréciait tout particulièrement. Alors, il décida de l'approcher en douceur, pour entamer une conversation. Bien entendu, il ignorait totalement qu'elle était à l'Académie Cross. Il ne connait que ses patients, et s'il lui arrive de croiser des élèves dans l'enceinte de l'école, il ne souviendra pas de leur visage. En fait, il n'accorde une attention qu'à ses propres sujets.

    Alors, il sortit de sa poche un paquet de cigarette, et en porta une à sa bouche. En face de lui, il n'y avait qu'une petite table qui le séparait de la jeune femme. Il lui fit signe, et d'air complètement neutre, il demanda d'une voix basse :

      [Hiroki]: « Excuse-moi, tu n'aurais pas du feu ? »

    Premièrement, il la tutoyait. C'était certes un manque de respect entre des inconnus, mais étant donné qu'il était plus âgé qu'elle, ça pouvait passer. Bien sûr, il avait un briquet, mais il fallait qu'il crée un lien avec elle. Si elle lui poserait ce genre de question "Vous êtes donc un fumeur ?", il répondrait comme à chaque fois "Non, pas du tout". Hiroki, le bizarre ...
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Givre Murakami

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 1 Juil - 12:13


    Givre était dans ses pensées, la tête profondément ancrée dans cet océan tumultueux qui aurait pu matérialiser son état d'esprit actuel. Elle ne voulait parler à personne, elle ne voulait voir personne. Le seul homme qu'elle autorisait à entrer dans son champ de vision était le gérant du bar, et encore ce dernier savait qu'il ne devait pas revenir trop souvent. La jeune fille était dans cet état qu'elle détestait, celui d'une bombe prête à exploser. Pour l'instant elle était calme, mais la moindre incartade, la moindre chose qui s'éloignerait de son quotidien la ferait exploser. Si seulement elle n'avait été qu'un petit pétard, elle n'aurait pas craint l'explosion. Mais elle était à un tel degré d'énervement qu'elle ne transformait en véritable bombe nucléaire. Qui ne fait pas que des dégâts aux alentours quand elle explose, mais également à l'intérieur.

    Même Givre avait peur d'elle même quand elle était dans cet état. Peur d'elle même car elle pouvait exploser à n'importe quel moment, et se détruire elle-même. Si elle volait en morceau, entrainant avec elle la personne ayant allumé la mèche, elle se détruirait de l'intérieur, et ne se relèverait psychologiquement pas de si tôt. Montrer autre chose que ce masque qu'elle s'efforçait de prendre en société était éprouvant pour elle, comme une défaite face au monstre de sa mère qui la poursuivait.
    Mais personne n'était assez idiot pour s'approcher d'elle.

    « Excuse-moi, tu n'aurais pas du feu ? »

    Elle avait pensé trop vite.
    S’apercevant qu'on lui parlait, Givre mit quelques secondes à tourner la tête. Ca ne pouvait être quelqu'un qu'elle connaissait, la jeune fille avait une très bonne mémoire et la voix lui aurait été familière. Regardant le jeune homme en face d'elle, Givre eut un infime mouvement de recul sur son siège. Que lui voulait-il ? Ah oui, du feu. Avait-elle une tête à avoir du feu ?! Avec une cigarette, peut être...
    Il n'avait pas l'air d'un habitué de ce bar, il ressemblait plutôt à un de ces mecs bien propre sur lui, échoué là par hasard et qui n'était pas partit faute de mieux. Pourtant sa tête lui était familière, aussi bien dans ses cheveux d'une couleur de feu assez agaçante que dans son visage et sa façon de s'habiller.

    Le regardant plusieurs secondes d'un air froid comme si elle tentait de cerner à qui elle avait à faire, Givre réfléchit. Lui passait-elle du feu ? Pour sa part elle aurait préféré secouer sa cigarette pendant des heures en essayant de créer une étincelle plutôt que de demander à quelqu'un et cet homme aurait été la dernière personne à qui elle aurait demandé. Se rendant tout de même compte que c'était idiot de dire "Non je n'ai pas de feu" alors qu'elle venait d'allumer une cigarette, Givre tendit son feu à l'inconnu sans rien ajouter, détournant déjà le regard. Il n'existait déjà plus pour elle, sa demande rentrant dans la case "accrochage quotidien" au même titre que les vieux lourds qui la sifflait où les petites jeunes qui lui demandait son chemin.
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Hiroki Yarou

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 1 Juil - 13:43

    Hiroki attendait la réponse - négative ou positive - de la jeune fille, bien patiemment. Il n'était pas du genre nerveux ou à s'exciter pour n'importe quoi. Toujours sa cigarette éteinte dans la bouche, il observait attentivement la réaction de l'inconnue. Elle mit du temps, mais elle osa tourner la tête dans sa direction. Il voyait dans ses yeux qu'elle l'observait, qu'elle essayait de se remémorer quelque chose. Dans tous les cas, Hiro ne pourrait pas l'aider, puisque sa mémoire des gens était très restreinte, comme dit plus loin. Le regard de la jeune femme était menaçant et froid. Avec ces quelques détails, le psychologue commença à dresser un portrait. N'importe quels détails, ou infimes réactions de cette jeune femme lui serviront.

    Mais quelques secondes après, elle lui tendit son feu, sans un mot, et tourna aussitôt la tête. Les réflexions du rouquin fusèrent ; Huum ... elle ne désire pas un contact visuel, elle préfère l'éviter. Cela l'agace qu'elle soit obliger de me regarder, et je lui suis complètement indifférent. Elle ne prend même pas la peine de prononcer un mot, c'est que cela lui coûte et l'ennuie, et un mot de sa par reviendrait à donner l'accord pour démarrer une conversation, ce qu'elle ne veut pas, évidemment.
    Hiroki alluma sa cigarette et la remit à la bouche. Il la regarda et lui lança un bref :

      [Hiroki]: « Merci, c'est bien aimable. »

    Puis, il détourna le regard et souffla un léger nuage de fumée. Il ne voulait pas paraître trop inconvenant en la fixant comme un malade. Pendant dix minutes, il s'occupait entre bière et cigarette, en attendant le moment pour lui reparler. C'était une bonne tactique. Elle pensait sûrement que Hiro ne lui parlerait plus du tout, puisque tout ce qu'il voulait, c'était fumé. Elle devait être un peu plus sereine en s'imaginant ne pas être dérangé de toute la soirée.

    Mais, ce n'était pas ce que le psychologue avait prévu. Il passa une main dans ses cheveux roux, ce qui le décoiffa légèrement, en lui donnant un certain "style", et reprit la conversation, comme si elle ne c'était jamais finie :

      [Hiroki]: « Ce bar est ouvert jusqu'à quelle heure ? Parce que, contrairement à toi, je ne suis pas un habitué. Et j'aimerai rester assez tard. »

    Son ton était calme et détaché. Il ne lui jeta un coup d’œil qu'à la fin de sa phrase, en attendant sa réponse. Il en profita pour tirer une dernière fois sur sa cigarette, avant d'en rallumer une troisième, à l'aide de la précédente.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 1 Juil - 14:34


    Sentant que le jeune homme détournait le regard, Givre se détendit légèrement. Elle n'aimait pas qu'on vienne la voir ainsi, encore moins quand elle était sure d'avoir déjà croisé cette personne.
    Peut être qu'elle le voyait sur le chemin en allant travailler au magasin, ou quand elle livrait à l'Académie Cross. Il avait bien la tête d'un de ces drôles d'homme qui traine dans les couloirs du lycée en haut de la colline. Mais elle voyait bien qu'il ne pouvait pas être élève, et il n'avait pas la tête d'un agent d'entretien. Alors..

    Sentant le calme revenir dans son cercle vital, Givre secoua ses longs cheveux fins et cala sa tête entre ses mains, soupirant légèrement. Finalement toutes les journées se ressemblaient, plus insupportable les unes que les autres. Quelle vie pouvait elle espérer ? A part celle qu'elle menait, le travail monotone, les allez retours à l'Académie pour livrer la nourriture, les voyages en bagnoles pour ramasser les morceaux de son alcoolique de mère. Pourtant elle pourrait changer ça, elle pourrait reprendre Black Swan même sans Sei, elle pourrait trouver un autre guitariste et remonter sur scène en groupe, elle pouvait foutre sa mère en pension maintenant qu'elle était majeure, elle pouvait tout arranger. Mais elle n'avait plus la force. Et puis pourquoi vivre dans le bonheur maintenant ? Givre avait prit goût à l'obscurité. Elle préférait les pétards aux pétales, trop de douceur nuisait à sa musique, elle vivait pour l'état brute des choses, même si elle devait s'écorcher sur les rochers sous la tempête.

    « Ce bar est ouvert jusqu'à quelle heure ? Parce que, contrairement à toi, je ne suis pas un habitué. Et j'aimerai rester assez tard. »

    Elle ne pouvait le croire. Cet homme avait décidé de pointer chez le diable aujourd'hui ? Pourquoi revenir lui parler sachant que chaque mot prononcé pour Givre provoquait en elle une explosion digne d'un accident automobile. Mais elle ne pouvait s'enflammer à cause d'une simple question, elle pouvait mieux se controler que ça quel que soit son état.
    " Ce bar est ouvert jusqu’à deux heures du matin."

    Elle ne répondait à personne habituellement. Pourtant elle avait levé les yeux, pourtant Givre avait décider de lâcher les freins de sa voiture lancé à cent mille sur l'autoroute et lui répondre.
    Il ne lui avait posé qu'une simple question, en quoi la jeune musicienne s'engageait en lui répondant ? Bien sur en lui disant la vérité il resterait jusqu’à la fermeture, comme Givre donc. Mais elle répugnait à mentir, elle avait trop goûté aux trahisons sous le manteau et aux fausses vérités. Elle avait trop grandit abreuvées de "Mais non ton père ne nous as pas abandonné" ou de "L'alcool ça ne peut être mal ma chérie". Elle n'allait pas dire que le bar fermait dans une heure, il était à peine dix neuf heures, ce n'aurait pas été logique. Elle espérait légèrement que le jeune homme partirait avant. Elle voulait chanter et la présence de cet homme qui lui avait adressé la parole la perturbait à présent. Mais il n'y avait plus de raison qu'il lui adresse à nouveau la parole, aussi familier était son visage.

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 1 Juil - 16:46

    Les yeux d'Hiroki fixaient le visage de la jeune femme. Il réussit à la détailler quelque peu ; sa peau avait l'air douce, mais était incroyablement pâle. Sa frange cachait ses yeux, mais il put distinguer leur couleur ; un léger marron, très clair. Elle avait un air rebelle, voire sauvage. Sa posture et son expression du visage montrait qu'elle ne souhaitait pas avoir de contact, de toute nature que ce soit (verbal, physique, etc...). Tout en l'observant, le psychologue porta sa cigarette à ses lèvres et continua de fumer. Il avait placé ses coudes sur la table, et son bras gauche (celui qui ne tenait pas la cigarette), était posé sur la table. Il était plutôt bien calé, et cette position montrait à la jeune femme qu'il était ouvert à une conversation. Bien sûr, elle s'en fichait, et ne le remarquera sans doute même pas. Étrangement, elle lui répondit.

      [Givre]: " Ce bar est ouvert jusqu’à deux heures du matin."

    Étonné, Hiro s'arrêta quelques secondes, puis recommença à fumer. Il détourna les yeux un instant et même si son visage restait neutre, il paraissait satisfait. Elle s'était donnée la peine de lui répondre ; c'était une bonne chose. Il releva les yeux dans la direction de la jeune femme et croisa son regard froid. Un léger sourire se dessina sur le visage du psychologue, et il répondit :

      [Hiroki]: « Arigatou. »

    Cette réponse pouvait mettre fin à toute conversation, mais ce n'était pas du tout son intention. Non, il savait parfaitement ce qu'il allait faire. Et ... deux heures du matin ? Très bien, il allait sûrement rester ici jusqu'à ce que cette inconnue s'en aille. Mais passons à sa tactique pour le moment. Les regards persistants qu'elle lui jetait de temps à autres ne le trompaient pas ; elle croyait le connaître. Ou l'avoir déjà vu, du moins... Lui, pas du tout, bien sûr. Mais il allait jouer sur ça. Accoudé sur la table, il posa son visage dans ses mains et l'observa intensément, en fronçant les sourcils. Il l'observa ainsi pendant quelques minutes (d'ailleurs, elle devait peut-être l'avoir remarqué), puis il fit une grimace. Il leva un doigt interrogateur, et lui demanda, hésitant :

      [Hiroki]: « Dis-moi ... On ne se serait pas déjà vu ? J'ai cette étrange impression ... Ton visage m'est vaguement familier. Je me trompe ? »

    Il pencha la tête sur le côté, faisant légèrement virevolter ses cheveux roux en batailles. Voilà, la conversation était entamée. Quoi qu'elle réponde, c'était parti. Puisqu'il savait que cette question lui trottait dans la tête depuis un moment, elle ne pouvait normalement pas l'ignorer. Bien entendu, il mentait ; le visage de cette jeune femme ne lui était pas du tout familier. Mais il était tout de même possible qu'ils se soient déjà croisés.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Ven 1 Juil - 22:16


    Le jeune homme la remercia, et bien que Givre n'en eut rien à faire du tout, elle fut obliger de noter qu'il était quand même empli d'une bonne intention. Ou en tout cas il n'était pas là pour la brimer ou la draguer.
    Du moins c'est ce qu'elle s’efforçait de croire avant qu'il ne se mette à la fixer de ses yeux perçants qui semblaient lire en elle. Givre n'avait aucune envie de rentrer dans l'échange de regard et l'ignora à proprement parler. Pourtant, si à l'extérieur elle semblait totalement étrangère à la situation, son "moi" intérieur bouillonnait et frappait déjà un pantin désarticulé à l'effigie du jeune homme, placardant sur son front un Quoi, tu veux ma photo ? En caractère gras.

    « Dis-moi ... On ne se serait pas déjà vu ?
    J'ai cette étrange impression ... Ton visage m'est vaguement familier.
    Je me trompe ? »


    Ah ce n'était que ça.. Mais c'était déjà beaucoup. Elle n'aurait pu se douter un instant que c'était cette interrogation, tout simplement car le regard du jeune homme ne disait pas du tout ça. Sans savoir si il racontait ça juste pour parler ou parce qu'il le pensait vraiment. Bizarrement, elle penchait plutôt pour la première solution.
    Sortant une cigarette de son blouson de cuir, sans même lever un regard vers le jeune homme pour l'instant, elle la mit entre ses lèvres et sortit ses allumettes d'un geste élégant, en craquant une et rangeant les autres dans sa poche intérieure. Lorsque sa main effleura son cœur, elle se rendit compte qu'il était énervé. Elle n'aimait pas parler trop longtemps avec des inconnus, elle n'aimait pas parler tout court. Son cœur aimait d'autant moins qu'il n'était pas habitué au contact humain.
    Tirant une première bouffée, elle tourna finalement ses yeux glauque vers son interlocuteur

    " Tu dois te tromper."


    Pourtant, alors qu'elle venait de prononcer ce mensonge gros comme le mont Fuji, un léger tiraillement insista sur sa lèvre. Pas plus d'un instant, mais assez pour faire comprendre à la jeune fille que le mensonge n'était pas pour elle. Aucune chance qu'il ne l'ai remarqué, ou du moins, les chances étaient infimes. Il aurait fallu qu'il soit très observateur.
    La réalité était bien sur qu'elle était pratiquement certaine de l'avoir déjà croisé. L'ennui avec la mémoire visuelle de la jeune fille c'était qu'elle pouvait avoir entrevu le regard d'une personne et s'en souvenir toute sa vie. Donc elle pouvait très bien l'avoir croisé il y a deux jours comme il y a trois ans. Même il elle bouillait d'envie de savoir qui il était et pourquoi son visage lui était familier, jamais elle ne lui demanderait. D'ailleurs elle avait déjà baissé son regard vers la table, continuant de fumer tranquillement, espérant avoir réussit à faire comprendre au jeune homme qu'elle ne voulait pas parler.



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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Jeu 18 Aoû - 18:34

    Hiroki la fixait intensément. Toujours la tête sur le côté, il attendait une réponse plutôt positive de la jeune femme. Mais quoi qu'elle fût, sa réponse serait une aide pour continuer d'établir son portrait (au niveau du caractère bien sûr).

      [Givre]: " Tu dois te tromper."

    Malgré le fait que ce n'était pas celle qu'il espérait, cette réponse était intéressante. Hiro' pouvait percevoir dans la façon qu'elle avait de se tenir et de le regarder qu'elle mourrait d'envie de connaître son identité, et ainsi savoir si elle le connaissait, ou non. Alors si c'était vraiment ce qu'elle ressentait, pourquoi mentir ? Cela n'avait aucun sens. Sauf si ce qu'elle désirait le moins, à ce moment précis, était de parler ... Huum ... Une introvertie alors ? Une introvertie dans un bar ? Mouais ...

    Le rouquin redressa la tête, l'air déçu, et faisait une moue de chien battu. Il soupira, puis se gratta frénétiquement la tête en détournant les yeux de la jeune femme.

      [Hiroki]: « Haaaaan ~ Je pensais vraiment, pourtant. »

    Il resta un moment silencieux, fumant une autre cigarette. Malgré la réponse négative de la jeune fille, la conversation avait belle et bien commencée, quoi qu'elle en pense. Elle ne désirait pas parler ? Baah ! Elle allait bien être obligé. Quelques minutes plus tard, il reposa ses yeux sur elle. Il l'observa un moment ainsi, sans dire un mot. Brisant une nouvelle foix le silence, il demanda de sa voix basse et douce :

      [Hiroki]: « Tu n'as pas une soeur ? Je t'ai peut-être confondu avec elle ... »

    Et hop, nouvelle question ... Qui plus est, c'était une question indirectement privée. Il allait ainsi donc savoir si elle avait une soeur, ou non. Ca peut paraître nul comme détail, mais pour Hiroki, tout sera important pour essayer de la cerner.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Sam 20 Aoû - 14:44


    La réponse de la jeune femme ne parut pas le satisfaire. Elle s'en fichait pas mal, et il ne poussa pas la discussion plus loin. Sa moue de chien battu et sa manière de se frotter les cheveux firent frémir Givre, qui détourna instantanément les yeux et regarda le mur avec insistance.
    C'était peut être pour cela qu'elle avait l'impression de le connaître. Cette couleur de cheveu si voyante, que peu de gens portaient au Japon, ces mimiques et expressions légèrement gamines.
    Il était exactement comme Genji. Ce lâcheur. Partit en Angleterre sans prévenir, abandonnant tout sur son passage, même sa petite soeur, Vanille. Et surtout, il l'avait abandonnée elle. Il avait quitté le Japon alors qu'elle avait besoin de lui plus que n'importe quand.

    Et ce jeune homme assis non loin d'elle, qui semblait borné au point de lui parler même lorsqu'elle refusait la conversation, était exactement comme son ex meilleur ami.
    Le rouquin continua de l'observer en silence, Givre lui envoyant à l'aide de ses yeux les onde les plus sombres qu'elle pouvait transmettre. Il recommença à lui parler, lui demandant si elle avait une sœur. Inspirant profondément pour ne pas s'énerver, la jeune femme se leva et alla s’asseoir au Bar, prenant son verre avec elle.

    Le Gérant lui lança un regard interrogateur et lui murmura un "Tu veux que je le mette dehors ?", secouant ses longs cheveux noirs, elle fit non de la tête, ne voulant pas créer d'ennuis au bar. Elle se retourna un instant et regarda le jeune homme au fond, il faisait vraiment tache avec son savant mélange de bon garçon et de
    dédain. Tous les habitués du Chelsea le regardait d'un oeil étrange, pas véritablement accueillant. Les nouveaux n'étaient pas tolérés ici, et encore, il avait de la chance d'être un homme. Givre n'avait jamais vu une femme autorisée à rester ici plus de 10 minutes, à part elle. La jeune fille avait prouvé qu'elle méritait de rester le jour où elle était arrivée.

    Elle sortit une autre cigarette, c'était sa dernière. Le seul bureau de tabac qui vendait des Gitanes sans filtres était à cinq minutes, mais il fermait à vingt heures. Elle avait le temps d'y faire un saut avant la fermeture. Se levant, elle prévint le patron qu'elle revenait d'un simple signe de la tête. Tirant la lourde porte du bar, elle sortit, espérant que l'inconnu ne serait plus là quand elle reviendrait.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Dim 21 Aoû - 13:44

    Tout en attendant la réponse de la jeune femme, il remarqua le regard qu'elle lui jetait. Il était noir et foudroyant. Visiblement, elle n'avait pas l'air de l'apprécier. En même temps, c'était plutôt normal ... Cependant, il ne cilla pas. La jeune femme inspira profondément ; Hiroki pensait qu'elle prenait son temps pour lui répondre, mais ... Elle se leva et se dirigea vers le bar, laissant Hiro seul, sa question restée sans réponse. Assez surpris, il la regarda s'éloigner, et se redressa pour se caler contre sa chaise. Bouuuh ~ Il s'était pris un méchant vent. Bah, cela ne l'inquiétait pas plus que ça. Au contraire, les réactions de la jeune femme poussait encore plus la curiosité du rouquin ; il voulait connaître ses pensées, et ses problèmes. Car il était certain qu'elle en avait, et pas que des petits !

    Hiro fixait le dos de la jeune fille, elle avait l'air de discuter avec le barman. Elle se retourna et l'observa un instant. Ah ? Il était question de lui ? Sentant soudain des regards pesés sur lui, il jeta un coup d'oeil autour de lui ; il se mordit la lèvre inférieur et essaya de faire abstraction de cette ambiance négative qui portait vers lui. Hiroki redirigea son attention sur la jeune fille. Elle fit un signe de tête au gérant et tourna les talons, en direction de la sortie. Elle passa la porte sans un regard à notre rouquin. Ce dernier, surpris, ne pouvait la laisser filer comme ça. Pour une fois qu'il avait trouvé quelque chose de divertissant à faire ... Il réfléchit quelques minutes, puis sortit à son tour, sentant le regard insistant du barman. Une fois dehors, il aperçut sa "proie" quelques mètres plus loin. Il sortit une cigarette, commença à fumer, et la suivit. Arrivé à sa hauteur, il déclara d'une voix basse et neutre :

      [Hiroki]: « Tu n'es pas partie à cause de moi, j'espère ? Je m'en voudrai ... Tu as l'air de te plaire dans ce bar. Tu rentres chez toi ? »

    Oulalalala le lourd ! En effet, là, il est jouait le gars ultra-lourd, collant et chiant. Poser tout un tas de questions à une inconnue qui ne désires vraiment pas parler n'est pas quelque chose de très sympathique. Tirant une nouvelle fois sur sa cigarette - l'autre main dans sa poche - il observait le visage de la jeune femme, guettant la moindre réaction.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Dim 21 Aoû - 15:36


    Marchant quelques mètres pour atteindre le bureau de tabac, Givre en profita pour respirer l'air frais des alentours, à mille lieux de l'ambiance enfumée et étouffante du Bar du Chelsea. Pourtant, elle ne préférait pas forcément la brise des petites rues, se sentant bien plus à l'aise enveloppée de cette fumée opaque qui la protégeait quelque peu. Elle écarta d'un signe désintéressé de la main un mendiant qui demandait l'aumône. Déjà qu'elle ne roulait pas sur l'or, elle ne pouvait se permettre de donner à tous ceux qui quémandaient.

    Elle ne prit pas longtemps dans le bureau de tabac, le marchand la connaissait et lui donnait rapidement ce qu'elle voulait. Sans qu'elle n'ai besoin de parler, quel bonheur. Elle ressortit donc avec un paquet de Gitanes sans filtres et un paquet de Mikados. Commençant par le plus destructeur, elle sortit le paquet bleu de sa poche et prit une petite cigarette blanche, la portant à sa bouche et sortant son paquet d'allumettes, ou dansait l'effigie de la marque, une danseuse gitane. Craquant le bout de bois, elle regarda un instant la flamme se consumer avant d'allumer le bout, tirant doucement une bouffée blanche.

    Secouant ses cheveux de soie, Givre allait retourner au bar quand elle entendit une voix qui faillit la faire sursauter, bien qu'elle se retint au dernier moment. Se retournant, le regard instantanément durcit, elle dû se rendre à l'évidence, c'était encore lui. Pourquoi était-il sortit du bar ? Peut être avait-il finit par remarquer qu'il n'était pas le bienvenue entre ces murs sombres. Dans ce cas elle pouvait retourner tranquille là-bas, et pourrait se mettre à chanter sans qu'un regard gêneur ne vienne la troubler.

    La question qu'il avait posé faillit lui arracher un rire jaune, elle dépassa le rouquin sans plus de considération, et fit quelques mètres avant de se stopper. Se retournant, elle le regarda droit dans les yeux :
    - Ne croit pas que ton petit discours a eut autant d'importance, je t'avais même déjà oublié.

    Bon, d'accord, ce n'était pas totalement vrai, puisqu'elle avait espéré un instant qu'il ne soit plus là lorsqu'elle reviendrait. Givre était peut être même partie pour le faire déguerpir, mais elle se refusait de penser autrement. Étrangement, elle ne reprit pas son chemin, restant plantée sur la route, droite et fière. Debout, elle était pratiquement aussi haute que son interlocuteur, à une dizaine de centimètres près. Il était donc plus grand que la moyenne, car les longues jambes de la jeune fille faisaient qu'en général elle dépassait la plupart des gens.

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Mar 1 Nov - 19:33

    A la question d'Hiroki, la jeune femme se retourna immédiatement, surprise. Il observa longuement son visage ; en fait, c'était plutôt son expression qu'il regardait, mais comment pouvait-elle le savoir, de toute façon ? C'était cette façon qu'il avait de fixer les gens (plus particulièrement les jeunes filles), qui le faisait passer pour un pervers. En plus, il ne le niait pas, alors que c'était tout autre dont il était question. Elle avait l'air furieuse... Son regard jetait des éclairs, et Hiro' était sûr et certain que si elle le pouvait, elle le tuerait rien qu'en le fixant. Il pensait d'ailleurs qu'elle allait lui répondre violement, mais à sa surprise, elle continua sa marche. Il resta là où il était et la regardait s'éloigner. Mais, elle se stoppa et se retourna à nouveau, quelques mètres plus loin. Avec le même regard que plus tôt, elle lui répondit d'un ton cassant :

      [Givre]: - Ne croit pas que ton petit discours a eut autant d'importance, je t'avais même déjà oublié.

    Un léger sourire se dessina sur le visage du rouquin. Il restait silencieux et l'observait une nouvelle fois, à la distance qu'elle avait laissé. Bon point pour lui : elle n'avait pas fait demi-tour. D'une certaine manière - et sûrement inconsciemment - elle acceptait un "échange de paroles". Il s'en réjouit intérieurement, trouvant cette jeune fille de plus en plus intéressante. Même si ce n'était pas "officielle", il la considérait déjà comme sa patiente.

      [Hiroki]: « Vraiment ? Je suis déçu ... Je pensais plutôt que le courant passait bien. »

    Son sourire disparut et il pencha naïvement la tête sur le côté. Sa phrase allait probablement mettre encore plus en colère son interlocutrice, mais il ne s'en souciait guère - pour le moment. Il continua, en redressant sa tête :

      [Hiroki]: « Moi, je suis loin d'oublier un tel visage, une telle présence. »

    Il ne savait pas vraiment quelle genre d'intention décrivait ses paroles. Est-ce que ça paraissait dragueur ? Ou étrange ? Ou encore les deux ... Il ne le savait même pas, car il pensait vraiment ce qu'il venait de dire. En effet, elle était très belle et plutôt "originale" physiquement, mais ce qu'elle dégageait était encore plus attirant pour lui. Alors, même si à l'avenir il dirait ne pas la reconnaître, il savait très bien que cela serait un mensonge. En l'observant ainsi, il comprit qu'il désirait vraiment connaître son histoire. Il la voulait comme patiente.

    Le rouquin tira une dernière fois sur sa cigarette, avant de la jeter dans une poubelle à un mètre à peine de lui.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Jeu 3 Nov - 19:02

La phrase de Givre fit sourire le jeune homme, ce qui eut le don de chauffer d’autant plus son bouillonnement intérieur. Pourtant, et à sa grande surprise, elle se rendit compte que contrairement à toutes ses autres fureurs intérieures, celle-ci demeurait différente, peut être plus contrôlable.

« Vraiment ? Je suis déçu ... Je pensais plutôt que le courant passait bien. »

La brunette faillit frémir encore une fois, c’est exactement ce que lui avait dit Genji lorsqu’il l’avait abordé la première fois. A cette époque, elle l’avait envoyé balader assez sèchement. C’était il y a quelques années, et la seule manière que la jeune fille avait de faire taire sa douleur était de la faire subir à tous ceux qu’elle croisait. A présent, elle avait appris de ses erreurs, et savait que contrôler ses émotions étaient parfois le meilleur comportement à adopter. Elle allait donc passer son chemin, tout simplement, quand il prononça sa dernière phrase.

Il fallait avouer que ce jeune homme n’était pas comme tous les autres. Bien loin de tous ces dragueurs qui passaient dans la rue et sifflaient en se retournant sur son cul. Si quelqu’un faisait ça, elle n’avait qu’une envie, sortir une casserole de son sac et l’assommer avant de s’en aller la mine sombre. Mais malheureusement, elle n’avait jamais de casserole dans son sac, et frapper avec ses mains, ça avait beaucoup moins la classe.

La seule chose qui la titillait, et dont elle ne pouvait se défaire était l’idée que ce jeune homme voulait quelque chose. On voulait tous tirer quelque chose d’une conversation ou d’une personne, même inconsciemment. Et Givre détestait qu’on puisse vouloir tirer quelque chose d’elle. Les gens bien élevés, ou ceux qui tenaient à la vie, passaient leur chemin sans rien dire. Secouant ses cheveux soyeux, elle eut un petit sourire. Il n’avait rien d’aimable, il était plutôt terrifiant à vrai dire. Une poupée de porcelaine aux yeux revolvers et au teint de pêche qui marquait dans ce sourire toute la haine qu’elle avait pour le monde, et pour cet idiot en face d’elle.

Oui elle le haïssait, car son comportement lui imposait une question, qu’elle se devait de poser. Et Givre détestait poser des questions ; C’était montrer un intérêt quelconque pour l’interlocuteur. Remontant jusqu’au jeune rouquin en trois pas, elle le toisa d’un air sombre, sans se soucier du fait qu’elle soit plus petite :
- Qu’est-ce que tu veux, réellement ?

Elle ne parlerait pas plus, n’exposerait pas en six paragraphes pourquoi elle se demandait ce qu’il voulait. Il avait l’air bien assez intelligent pour se rendre compte qu’elle n’était pas dupe, et qu’elle savait qu’on ne suivait pas innocemment une jeune femme comme ça. Même un des pires dragueurs au monde se serait lassé devant un tel personnage. Givre le savait pour les avoir déjà tous fait fuir un par un.

Les yeux sombres, sans aucune appréciation pour le type qu’elle toisait toujours, la jeune femme attendait sa réponse. Et elle savait qu’il serait bien trop content qu’elle est accepté un échange verbal pour se permettre de ne pas lui répondre.

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Sam 12 Nov - 17:42

    La jeune femme avait l'air de plus en plus agacé par le comportement d'Hiroki. Il était clair que si elle le pouvait, elle l'aurait déjà assomé depuis un bout de temps, et peut-être même pire ... A sa surprise, un sourire se dessina sur son visage fin, alors qu'elle se secouait légèrement les cheveux. Mais son sourire n'était pas de ceux qui inspiraient une grande confiance ... C'était plutôt l'inverse ; il paraissait froid et dégageait un petit quelque chose d'effrayant. Le rouquin, malgré sa surprise, lui rendit un sourire tout autre : il était doux et inspirait la sympathie. Enfin, la sympathie ... Sans compter son attitude.

    Son interlocutrice s'avança de trois pas et se posta devant lui. Hiroki en fut stupéfait, c'est elle qui diminua la distance entre eux. Il l'avait déjà remarqué, mais elle avait un caractère fort et ne se laissait sûrement pas marcher sur les pieds.

    Ils étaient assez proche, à un mètre peut-être. Il l'observa pendant qu'elle le toisait d'un air sombre. Elle paraissait soudain féroce, et ne se préoccupait même pas du fait qu'il était plus grand qu'elle. Pourtant, cela aurait pu en repousser plus d'un, et surtout plus d'une.

      [Givre]: - Qu’est-ce que tu veux, réellement ?

    Hiroki réagit immédiatement. Il fit une grimace et pencha légèrement la tête sur le côté, en faisant mine de réfléchir intensément.

      [Hiroki]: « Huum... C'est ça la question ! Qu'est-ce que je veux réellement ? »

    Il redressa la tête, son expression joyeuse ayant fait place à un sérieux étrange. Puis, il lui répondit en la fixant :

      [Hiroki]: « C'est évident. Faire connaissance. »

    Il lui lança un léger sourire et avança vers elle de quelques centimètres, les mains dans les poches. Il l'observait entièrement, ses yeux divaguant sur sa chevelure, ses yeux, ses joues, ses bras, ses pieds... De loin, on aurait pu croire qu'il la dosait pour savoir combien elle vallait pour une vente...

    Il revînt enfin au visage de son interlocutrice, attendant une réponse positive à ce qu'ils puissent discuter.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Sam 12 Nov - 18:11

    Le sérieux nouveau d’Hiroki la désappointa momentanément. Lorsqu’il se rapprocha d’elle, Givre ouvrit de grands yeux, touchant nerveusement ses cheveux de manière à ce qu’ils cachent un peu plus son visage. Faire connaissance ? Tout simplement ?
    A vrai dire elle n’y avait même pas pensé, son caractère faisait qu’elle se braquait immédiatement. Que pouvait vouloir les gens d’elle ? La plupart voulait simplement du sexe, et si ils avaient le courage de lui dire, la brunette acceptait, s’assurant juste qu’elle pouvait partir à la seconde même où elle était rhabillée. En fait, la plupart des hommes ne voulaient rien de précis, et elle savait que si elle posait cette question, certains partiraient très surpris, se rendant compte qu’ils ne voulaient rien de précis. Il suffisait qu’ils en prennent conscience finalement, et ils arrêtaient de l’embêter.

    Givre ne voulait pas faire connaissance avec quelqu’un. Faire connaissance impliquait parler de soi, et c’est ce dont elle se cachait quotidiennement, se murant derrière cette fureur et ce caractère atroce. Et puis de toute façon, beaucoup n’avait pas envie d’entendre ce qu’elle avait à dire, parce qu’on ne veut jamais supporter réellement le malheur des autres. La jeune fille n’avait rien d’heureux à dire, aucun bonheur à partager, et elle avait peur que quelqu’un s’en rende compte, elle avait peur de rendre quelqu’un malheureux à cause de son propre malheur.
    Mais c’était bien la première fois qu’on s’acharnait autant sur elle, et surtout, c’était la première fois que quelqu’un lui répondait ça, la première fois que quelqu’un semblait réellement vouloir la connaitre.

    La jeune fille sentit une boule dans son estomac, et elle se rendit compte avec stupéfaction que c’était de l’angoisse, une angoisse titanesque, un gouffre sans fin bien plus dangereux que ce qu’elle connaissait. Si jamais elle comparait sa colère à une voiture lâchée à des milliers de kilomètres sur l’autoroute, cette sensation-là s’apparentait plus à une espèce de cratère énorme, où elle avait peur de tomber, parce que la chute serait bien trop lente.
    Une lumière de peur s’alluma dans son regard, une lueur qui n’avait jamais existé, elle ne voulait pas qu’on la connaisse, jamais. Reculant d’un pas, puis d’un deuxième, elle dit en essayant de garder un semblant de contenance :
    - Je.. Je ne veux pas faire connaissance moi, non, je ne veux pas…
    Tournant les talons, elle se mit à courir, espérant de toutes ses forces qu’il ne la suive pas. S’arrêtant juste au coin de la rue, son souffle étant devenu trop court pour qu’elle aille plus loin, la jeune fille s’appuya contre le mur, et s’assit sur le sol en se laissant glisser. Elle sortit fébrilement son paquet de cigarette, l’allumant en la coinçant sur sa lèvre tremblante. Jamais cela ne serait arrivé un autre jour que celui là, jamais. Mais c’était beaucoup trop pour elle en cet instant.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Dim 13 Nov - 15:09

    Hiroki leva un sourcil une fois qu’il eut répondu, attentif à la réaction de son interlocutrice. D’ailleurs, elle ne se fit pas attendre ; elle semblait plus qu’étonnée et ne cessait de se toucher les cheveux. Son regard trahissait sa stupéfaction et son inquiétude. Son expression, au début froide et effrayante, avait soudain laissé place à un visage angoissé. A ce moment-ci, elle avait plus l’air d’une jeune fille, une petite enfant. Hiroki l’observa avec la plus grande attention, intrigué par le comportement soudain de la jeune femme.

    Il crut voir passer une lueur vive dans son regard, une lueur qui laissait penser qu’elle était effrayée. Notre psychologue commença à s’interroger … Il lui avait seulement demandé de faire connaissance, et non s’ils pouvaient se retrouver dans un Love Hotel … Quel était ce genre de réaction pour si peu ? Avait-elle une phobie des hommes, ou quoi ? ironisait-il pour lui-même. Mais même si Hiro’ ne pouvait pointer le pourquoi de l’attitude de son interlocutrice, il en fut cependant très intéressé, et cela renforça sa curiosité.

    Puis, elle recula faiblement d’un pas, puis d’un autre. Le rouquin se redressa de toute sa taille, intrigué. Visiblement, elle était vraiment effrayée … Et, d’une voix hésitante elle lança :

      [Givre]: - Je.. Je ne veux pas faire connaissance moi, non, je ne veux pas…

    Complètement abasourdit par ce qu’il venait d’entendre, Hiroki commença à lui rétorquer :

      [Hiroki] : « Pourq- »

    Mais elle tourna les talons et se mit à courir. Le rouquin la regarda s’éloigner, les yeux écarquillés. Comprenant enfin ce qu’il venait de se passer, il sortit une cigarette de sa poche et l’alluma. Il tira trois fois dessus, puis secoua ses cheveux en bataille.

      *Décidément, elle me plaît de plus en plus.*

    Son visage restait neutre malgré cette petite scène. Il jeta sa cigarette à peine commencée à la poubelle, soupira un grand coup et se mit à courir où venait de le faire la jeune femme, trente secondes plus tôt. Il s’arrêta net au coin de la rue et la vit, là. Elle était assise sur le sol, dos contre le mur. Une cigarette au creux de ses lèvres tremblantes, son teint semblait encore plus pâle que d’ordinaire. Hiroki paraissait tout juste essoufflé, mais son cou et ses tempes transpirants trahissaient l’effort qu’il venait de faire. Il passa une main dans ses cheveux roux, ce qui le décoiffa plus encore mais ne lui enlevait en rien un certain charme. Faisant quelques pas, il se plaça devant les pieds de la jeune femme. Il resta un moment silencieux, puis s’accroupit. Il l’observa et lui lança un léger :

      [Hiroki] : « Hey… »

    Son ton se voulait compatissant, malgré l’expression de son visage qui était neutre. De près, il avait un visage assez enfantin, en réalité. Des yeux malicieux, des traits fins, des joues rosées et ses mèches de cheveux qui partaient dans tous les sens.

      [Hiroki] : « Tu vas bien ? »

    Il comptait bien insister pour qu’ils fassent connaissance, mais pas maintenant. Il fallait qu’il la mette en confiance d’abord, et savoir pourquoi elle ne voulait pas faire connaissance avec lui.
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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Dim 13 Nov - 19:39

Ainsi cloitrée contre ce mur froid, Givre se sentit un instant mieux. Son regard restait posé sur le sol, elle observait les cailloux sur le béton, et la forme irrégulière du trottoir. Rien de passionnant, mais dans un tel état, cette simple vision d’une pierre taillée par l’homme et rongée par la vie servait à l’occuper et lui changer les idées. Le vent lui arriva en pleine face, et la fumée de cigarette lui brula les yeux. Fermant les paupières un instant, elle resta accroupie ainsi, essayant de ne plus penser au monde extérieur.

C’était sans compter sur le jeune homme. Elle l’avait senti arriver, son souffle, son odeur, sa présence, tout se trahissait chez lui, et annonçait son arrivée. Givre choisit de garder les yeux fermés, lorsqu’il l’interpella d’un simple mot, elle ne broncha pas, comme si elle ne se rendait même pas compte. Mais ses cils la trahissaient, battant légèrement sous ses paupières closes, alors elle finit par ouvrir les yeux.

Il venait de s’accroupir face à elle, surprise, la jeune fille recula violemment la tête, se la cognant avec une force inouïe. Essayant de ne rien laisser paraître, son cerveau papillonna un instant, sonné. Elle comprit vaguement la question du jeune homme, comme si il la posait en étant étouffé à travers un oreiller. Portant la main à son crâne, elle sentit qu’elle saignait, mais ne voulait toujours rien laisser paraître.

Le problème, c’est qu’elle comprenait de moins en moins ce qui se passait, et commençait même à y voir sérieusement trouble, et le beau jeune homme en face d’elle ressemblait maintenant plus à un ectoplasme mouvant et irréel qu’à un humain. Balbutiant un ‘’Fait Chier’’ à peine audible, elle tenta de se lever, appuyant sa main ensanglantée contre le mur. Elle ne voulait pas qu’on la voit dans cette état, pas question. Le pire aurait été qu’on l’amène à l’hopital.

Givre haïssait les hopitaux, la fausse gentillesse des infirmières, l’odeur insupportable, et le blanc, le blanc omniprésent. Elle devait rentrer chez elle avant qu’un imbécile croit bon de l’emmener là bas.

Et vite.

Lançant un regard totalement brumeux au jeune homme, sans même répondre à sa question, elle se débattit avec elle-même pour exécuter plus de trois pas et finit par s’évanouir lamentablement, tombant comme un linge de velours sur le sol, incapable de rester plus longtemps éveillée.

L’Etat d’inconscience était quelque chose qu’elle connaissait bien. Sa mère l’avait souvent frappée au point de la mettre au sol pour quelques minutes et plusieurs cicatrices parcouraient son corps. La plus grosse était dans le dos, longue d’une dizaine de centimètre, traçant un éclair menaçant au creux de ses reins. Givre avait failli en mourir, un heureux hasard avait voulu que sa grand-mère passe chez elle juste à ce moment-là. Officiellement, elle avait glissé contre le rebord d’une commode, officieusement, sa mère l’avait frappée par derrière avec une latte pleine d’échardes…

Mais c'était la première fois qu'elle s'évanouissait ainsi en pleine rue, qui était heureusement déserte. Le mieux aurait été qu'on la laisse crever là sur le bas coté. Mais elle savait que sa blessure n'était pas assez grave pour qu'elle en meure, elle sentait bien que ce n'était uniquement que la base du crâne qui était touchée. Une main un peu habile aurait pu la recoudre très facilement, sans qu'elle en garde aucune sequelle, au pire un ou deux point de suture...
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Hiroki Yarou

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MessageSujet: Re: Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]   Sam 10 Déc - 16:43

    Lorsqu'il s'accroupit, il observait la jeune femme en face de lui. Ses yeux étaient clos depuis qu'il était là, et elle semblait même ne pas l'avoir remarqué. Cependant, elle les ouvrit quelques secondes plus tard. Elle dût être surprise de cette proximité soudaine, puisqu'elle recula immédiatement la tête. Hiroki ne remarqua rien au début, et ne se douta même pas que ce choc fut très douloureux pour elle.

    Alors, une fois sa question posée, il s'étonna d'abord de ne voir aucune réaction de sa part. Il avait quand même l'air avenant et chaleureux, alors pourquoi l'ignorer maintenant ? En plus, elle semblait vraiment indifférente à ce qu'il disait, et pire, ne semblait pas l'écouter. Hiro crut même avoir entendu un léger "fait chier", ou du moins quelque chose y ressemblant. Mais sa nature elle-même indifférente l'empêcha d'être vexé. En effet, il pensait que ce juron lui était adressé.

    Il vit le regard de la jeune femme qui semblait complètement perdu et cela le perturba. Hiroki commença à comprendre que quelque chose n'allait pas. Son teint était toujours pâle, mais son regard brumeux et son indifférence l'interpellait. Puis, elle essaya de se lever. Ses gestes étaient lents et maladroits. Elle fit quelques pas hésitants et finit par s'écrouler au sol. Sa façon de tomber paraissait tellement naturelle qu'Hiro mit du temps à comprendre qu'elle s'était évanouie. Il s'était d'ailleurs relevé et n'avait même pas remarqué la tâche de sang qu'elle avait laissé sur le mur en s'y appuyant, un peu plus tôt. Lentement, il s'approcha d'elle. Il s'accroupit une nouvelle fois à ses côtés et la regarda. Les yeux grands ouverts, il essayait de comprendre ce qui venait de lui arriver.

    Le rouquin pensa d'abord qu'elle était malade, ce qui expliquerait son comportement précédent. De là à s'évanouir, elle devait vraiment avoir attrapé quelque chose de sévère ... Quoi qu'il en soit, il devait faire quelque chose. Malheureusement pour elle, elle n'était pas tombée sur le meilleur gars qui soit ... Les attitudes et le comportement décalés du rouquin ne présageaient pas grand chose pour la sortir de là. Mais il décida de bouger un peu (enfin!)

    Il plaça sa main droite sous ses cheveux pour lui relever la tête. La sentant légère comme une plume, il comprit qu'elle était vraiment inconsciente. Il lui lança des mots pour essayer de la réveiller, mais il savait que cela ne marcherait pas aussi facilement. En effet ; aucune réaction. Une pensée soudaine et vraiment incongrue lui traversa l'esprit : pourquoi ne pas s'en fumer une ? Franchement, quel être humain faisait-il ... Mais en reposant doucement la tête de la jeune femme au sol et en retirant sa main, il sentit quelque chose dessus. Il la regarda et vit du sang sur ses doigts. Bouche bée, il fixa un instant le visage pâle de son "ancienne" interlocutrice. Soudain, tout s'éclaira, et il la revit dans sa tête se cogner le crâne contre le mur. Il comprit enfin ce qu'elle avait. Cette pas douée s'était fait saigner la tête ... Il passa une main exaspéré dans ses cheveux roux et poussa un léger soupir.

    Hiroki posa un regard doux sur elle, réfléchissant à ce qu'il allait devoir faire. Il ne connaissait absolument rien d'elle. Il ne pouvait pas l'amener chez elle, ni à l'hôpital puisqu'il ignorait encore où il se trouvait. Appeler une ambulance ? Il y pensa mais ne trouvait pas cette hypothèse intéressante. En effet, il n'aurait plus aucun contact avec elle à ce moment-là et n'aurait plus qu'à lui dire au revoir pendant qu'elle partirait en direction de l'hôpital le plus proche ... Elle était bien trop intéressante pour la laisser filer maintenant, sans rien connaitre de sa vie et de ses préoccupations. L'idée la plus engageante pour lui était de l'emmener chez lui. Hiro ne pensa même pas aux soins qu'il ne pourrait pas lui prodiguer, mais ce n'était pas dans sa nature de s'en préoccuper, malheureusement.

    Alors, il s'agenouilla et plaça ses bras sous sa protégée du moment. Il compta silencieusement jusqu'à cinq et se leva lentement. En réalité, elle était parfaitement légère. Il en fut d'ailleurs très étonné. La tenant fermement, il fixa un moment son visage inerte. Sa longue chevelure tombait par dessus son bras et virevoltait au dessus du sol. L'expression d'Hiroki était impassible, mais il pensa d'une façon étrangement tendre :

      *Quelle idiote tu fais là.*

    Soudain, une forte pluie commença à tomber. Qui plus est, le soir était tombé. Heureusement pour lui, il avait du coup peu de chance de croiser quelqu'un jusqu'à chez lui. Hiroki leva la tête, l'eau lui dégoulinant sur le visage. Il déclara, simplement et sans expression particulière :

      [Hiroki]: « Il pleut. »

    C'était plus un constat qu'autre chose ... Soudain, la jeune femme dans ses bras, il se mit à marcher, vite. Il n'essaya pas de courir pour ne pas blesser plus encore la tête endolorie de l'évanouie.

    Ils furent très vite complètement mouillés. Son gilet noir cachait le fait que sa chemise blanche était devenue transparente. Ses cheveux roux étaient maintenant plaqués sur son visage.


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Le pire jour de la semaine. [Pv Hiroki]

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